top of page

Biographie

Jean-Marc Lamblot - Portrait

Une peinture qui provient des Signes.


Mon attrait pour la nature a façonné ma sensibilité depuis mon plus jeune âge. Sa beauté, son pouvoir de transformation renouvelant à l’infini sa diversité, résonnent en moi.
L’intérêt pour le détail m’a fasciné. J’ai abordé ainsi une lente et précise observation, de façon purement autodidacte. J’ai représenté cette nature : mousses, lichens, écorces, bois, pierre…


J’ai cheminé à travers tous ces éléments en réalisant une représentation s’approchant du réel, toujours en quête du plus infime détail. Pour cela j’ai utilisé des pigments, du sable, de la poudre de minéraux de manière à m’approcher au plus près des matières de la nature.


Cette exploration m’a conduit vers une réflexion concernant l’utilisation des pigments dans la peinture. Visiter le site de Lascaux a été pour moi une révélation. Des pigments naturels ont permis à l’Homme de matérialiser ses émotions, sa pensée, laissant une trace, un témoignage et une transmission de son présent. Parallèlement, je m’intéressai à l’utilisation des pigments par les moines Bouddhistes. Reflets de la nature, de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, les mandalas
embrassent la spirale des galaxies aux formes concentriques jusqu’aux atomes.


Ces influences et ces témoignages m’amènent naturellement vers l’écriture et la calligraphie Japonaise et Arabe. Ces lignes, ces pleins et déliés, sorte de chorégraphie visuelle reflètent une pensée, un souffle, remplis de mystères, pouvant ainsi traduire la dualité de la lumière et de l’obscurité. Peu à peu, un lien sensible se crée : la symbolique graphique des idéogrammes chinois, les pictogrammes égyptiens, l’écriture cunéiforme des Sumériens gravée par le calame dans l’argile forment un Tout.


C’est lui qui orientera alors mon travail, au travers de mes expositions, sur la représentation graphique de la pensée au moyen des écritures. Dans l’épaisseur de cette matière reconstituée de manière totalement esthétique, j’ai gravé des écritures de textes anciens. A l’aide de collages de documents imprimés, d’effacements partiels, de recouvrements, j’ai réalisé des palimpsestes, témoignages fossiles de l’histoire de l’Homme et de la transmission de sa pensée par ce langage visuel.


Après avoir cheminé quelques années encore dans l’univers des signes et symboles, des codes en perpétuelle évolution, mon regard s’est porté sur la trace urbaine. En effet, l’urbanisation a généré une multitude de signes que nous avons inconsciemment intégré et qui canalisent nos circulations et déplacements en milieu citadin. Une multitude de codes, pictogrammes, lignes et formes apparaissent, bien différents les uns des autres.


Au grès de mes déambulations dans la cité, mes clichés photographiques constituent mon socle de travail. Les différentes matières colorées, incrustées, superposées dans le bitume attirent mon regard. Les parties cimentées des trottoirs peints ou encore les regards de voirie en fonte ductile, véritables œuvres d’art sorties de nos plus anciennes fonderies, témoignent d’un passé industriel laborieux devenu silencieux...


L’Homme répare, colmate, repeint sans cesse son univers. Aujourd’hui mon travail consiste à faire un prélèvement de mémoire, de tous ces codes qui m’invitent à recréer un nouvel
élément de langage. L'espace urbain est vivant et en  perpétuelle évolution. Le bitume, tout comme l'homme, prend des rides et le temps accélère le processus de transformation nous forçant à admettre l'impermanence des choses et de la Vie...

De ce travail naît mon désir aujourd'hui d'exposer mon langage à votre regard.

jean-marc-lamblot.com © 2021-2022

bottom of page